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Un tout nouveau début, une nouvelle histoire ! 26/06/2011

 
 
 
 
« Je jure solennellement que je ne suis en aucun cas bon »

Prologue.
 
Le soleil qui lui caressait la peau finit par la réveiller et elle cligna plusieurs fois des yeux avant de les ouvrir complètement. Elle s'étira et se redressa, réalisant qu'elle s'était endormie sous l'arbre majestueux, en hauteur des champs qui bordaient le Terrier. Elle eut un sourire nostalgique. Après tout ce temps, elle éprouvait toujours autant de plaisir à venir ici, ce lieu gorgé de souvenirs, bons ou mauvais.
Elle entendit des rires, au loin, et son sourire s'agrandit. Elle se leva et entreprit de redescendre la colline qui menait à la maison des Weasley. Elle avait hâte de savoir pourquoi ses amis riaient autant, pourquoi leurs rires sonnaient comme une douce mélodie jusqu'à ses oreilles. Alors, elle accéléra le pas et se hâta à travers les champs, profitant tout de même de la douce odeur des fleurs qui s'immisçait dans ses narines avec volupté. Son sourire s'agrandit quand elle aperçut la fumée qui s'échappait de la cheminée. Elle était si heureuse d'être ici, avec ses amis, pour l'anniversaire de Ginny. Ils lui avaient tant manqué. Et, comme pour magnifier d'autant plus sa journée déjà superbe, le soleil d'août semblait la suivre dans sa course jusqu'au Terrier.
Elle arriva enfin et ouvrit brusquement la porte, prête à rire avec eux. Mais son sourire disparut instantanément. Personne ne sembla remarquer son arrivée, personne exceptée Ginny qui s'approcha d'elle avec un sourire compatissant. Lorsqu'elle posa sa main sur son épaule dans un geste de réconfort, Hermione laissa échapper un hoquet de surprise. C'est alors que les garçons la remarquèrent et les rires cessèrent.
Harry la regarda avec un sourire, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle ne réagissait pas, immobile, muette. Quant à Ron, il lâcha l'épaule de son interlocuteur, gêné et laissa échapper une grimace de mal aisance.
 

- Salut Granger, lança finalement celui qui semblait être la cause de tant d'hilarité.
 

Elle ne répondit pas, éberluée par la scène qui se déroulait sous ses yeux.
Comment ses amis pouvaient-ils rire ainsi avec lui, Drago Malefoy ?
 
 
 
 
 
 

Je voudrais aussi vous dire que je change ma façon pour prévenir. Vous avez juste a Kiffer l'article et de mettre Un commentaire. Rien de plus simple. 
Voila, bonne lecture (:
 
Ha pis, allez voir Ma Cacahuète ! Une vrai tête de Mule cette fille, j'vous le dis moi! Mais sinon c'est une fille pire que génial -même si elle aime pas Blaise (a)- . Son blog es tout beau et elle écrit juste super bien.





R.É.P.E.R.T.O.I.RE.
Allez donner vos avis et voter pour moi. Vous serez des amours (:





Et je suis sur ce RPG. Allez-y, il nous faut du monde !








DramioneComplicated; Question. 13/07/2011

Chapitre Un. 26/06/2011

 
 
 
Hermione quitta le jardin pour retrouver la plénitude du canapé du salon. Elle saisit un livre d'une épaisseur impressionnante et le posa sur ses genoux pour commencer sa lecture. Elle ne vit même pas Harry et Ron rentrer et s'installer sur le bord de la fenêtre, en grande discussion. Ce dont ils parlaient ne pouvait pas être plus intéressant que l'évolution des centaures depuis le XVIIè siècle.
 
 
 

- Tu crois que Dumbledore devient vraiment fou ? souffla la voix de Ron.
 
 
 

Ce fut cette remarque qui la sortit finalement de sa torpeur. Elle ferma son bouquin et releva la tête. Elle haussa un sourcil interrogateur en apercevant la mine écarlate du rouquin. Ses cheveux semblaient s'être dressés sur sa tête et il soufflait bruyamment, comme pour contenir une rage incontrôlable.
 
 
 

- Calme-toi vieux, soupira Harry. Je ne comprends pas plus que toi, là ça me dépasse. Mais je fais confiance à Dumbledore. Aussi bizarre que cela puisse paraître dans ce cas.
 
 
 

Hermione fronça les sourcils et se leva finalement.
 
 
 
 
- Que se passe-t-il ? s'enquit-elle d'une voix chargée de curiosité.
- Dumbledore a invité un nouveau membre.
- Et alors ? rétorqua-t-elle. C'est plutôt une bonne nouvelle, non ? Plus on est nombreux, moins la bataille sera difficile.
- Je crois que tu ne réalises pas, soupira Harry.
 
 
 

Un cri strident les interrompit et ils se précipitèrent dans la pièce d'où il provenait : c'était la bibliothèque. Ils entrèrent à la hâte et tombèrent nez à nez avec Ginny, droite, la mâchoire crispée, qui pointait sa baguette sur le cou tendu d'un Blaise Zabini visiblement peu effrayé. Hermione fronça les sourcils et sortit sa baguette à son tour, prête à le renvoyer d'où il venait mais Harry arrêta son geste, avant de baisser délicatement le bras de la cadette des Weasley.
 
 
 

- Qu'est-ce que tu fais Harry ? hurla l'intéressée, avant de se tourner vers l'intrus, ses yeux lançant des éclairs. Comment as-tu réussi à rentrer ? Pourquoi Il t'envoie ?
- Ce n'est pas Voldemort qui l'envoie, la coupa Harry. C'est Dumbledore.
 
 

Ginny acheva de baisser son bras et, dans une synchronisation parfaite avec Hermione, s'écria :
 
 
 

- Quoi ?!
- Est-ce que Dumbledore a perdu la tête ? hurla Hermione. On ne peut pas faire confiance à ce serpent !
 
 
 

Blaise Zabini congédié, le quatuor se trouvait dans la bibliothèque et Harry et Ron tentaient vainement de calmer les deux furies qui remplaçaient leurs amies depuis son départ. Hermione faisait les cent pas, les jointures de ses mains blanches comme la neige tant elle serrait les poings. Les trois autres la regardaient faire, abasourdis. Ils ne se souvenaient pas avoir déjà vu Hermione s'énerver la sorte et encore moins s'exprimer en ces termes pour parler du directeur de Poudlard.
 
 
 

- Non mais est-ce qu'il sait au moins qui il a laissé entrer ici ? Blaise Zabini dans l'Ordre du Phénix, c'est du délire ! Cet imbécile a certainement la Marque des Ténèbres et il doit jouer un double jeu pour Voldemort ! Mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête de Dumbledore ? Je vais finir par croire qu'il est aussi fou que certains le prétendent.
- Hermione, tu devrais te calmer, tenta Ron et la lionne ne s'étonna même pas de la douceur dont il avait fait preuve, lui qui manquait pourtant cruellement de tact.
- Que je me calme ? s'écria-t-elle en le fusillant du regard, pointant sa baguette sur sa poitrine. Que je me calme Ronald ?
- Ne pointe pas ta baguette sur moi, s'il te plaît, supplia l'intéressé qui avait arrêté de respirer, les yeux fermés par la peur.
 
 
 

Hermione baissa vivement le bras et tapa du pied en poussant un gémissement de colère. Harry et Ginny observaient la scène, muets.
 
 
 

- Mais est-ce que l'un de vous peut m'expliquer ce qui est passé par la tête de Dumbledore ? répéta-t-elle une nouvelle fois.
- Je le pourrais sans doute, répondit une voix guillerette.
 
 
 

Ils se tournèrent tous les quatre vers son propriétaire. Le directeur se tenait dans l'embrasure de la porte, ses yeux rieurs cachés derrière ses lunettes en demi-lune, un franc sourire accroché à ses lèvres. Il s'approcha du petit groupe et pointa du doigt les canapés de la bibliothèque pour les inciter à s'asseoir. Ils s'exécutèrent sans un mot, Hermione en queue de peloton, rouge comme une pivoine. 

Dumbledore s'installa en bout de table et les observa en souriant. Il demeura longuement silencieux, laissant s'installer une tension palpable qui finit de les mettre mal à l'aise.
 
 
 

- Alors, Miss Granger, vous souhaitiez me parler de quelque chose ? demanda-t-il sur un ton malicieux.
- O-O-Oui Professeur, bafouilla-t-elle maladroitement. J-Je ne comprends pas ce que Zabini fait ici.
- Monsieur Zabini sera désormais un membre à part entière de l'Ordre du Phénix.
- Mais vous ne pouvez pas faire ça ! C'est un partisan de Vous-savez-qui !
- Ses parents le sont, oui. Cela ne veut pas dire qu'il en est un également. Monsieur Zabini pourra nous être d'une grande aide en infiltrant le camp adversaire !
- Nous avons déjà Rogue pour ça, non ? intervint Harry qui ne put retenir l'amertume dans sa voix.
- C'est exact, répondit simplement le vieil homme. Mais Monsieur Zabini n'aura pas le même rôle que Severus.
- C'est-à-dire ? demanda Ginny en haussant un sourcil.
- Disons simplement qu'il n'aura pas les mêmes objectifs. Sa place est désormais très importante, sachez-le et grâce à lui, nous pourrions recruter des personnes qui seront décisives lors de la bataille finale.
- Comme qui ? lâcha amèrement Hermione. Pansy Parkinson ? Elle ne sait certainement même pas compter jusqu'à 10.
- Détrompez-vous Miss, répondit Dumbledore. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je dois aller voir Molly pour installer Monsieur Zabini dans une chambre.
 
 
 

Et sans un mot de plus, il se leva et sortit de la pièce, laissant le petit groupe dans un silence de plomb.


Le repas arriva rapidement et l'ambiance était tendue autour de la table. Alors que les adultes parlaient avec entrain d'un plan pour rallier plus de gens à leur cause, les adolescents ne pipaient mot, dévisageant parfois du coin de l'½il le nouvel arrivant. Blaise Zabini avait la tête basse et mangeait à petites bouchées, regrettant déjà d'avoir été voir le vieux fou. Mais qu'est-ce qu'il lui avait passé par la tête ? Non seulement ses parents le tueraient s'ils apprenaient une telle chose mais en plus, il était clair qu'il n'était pas le bienvenu ici. Il le retenait, Rogue et ses idées stupides pour le remettre dans le droit chemin. Il se souvint avec un sourire acerbe de ce jour où tout avait basculé pour lui.
Rogue avait surpris une conversation houleuse entre son meilleur ami et lui et alors qu'ils étaient sur le point d'en venir aux mains, le professeur les avait séparés et avait renvoyé avec autorisé Drago dans sa chambre. Il s'était exécuté sans un commentaire mais avec un visage plus fermé que jamais. Rogue s'était alors tourné vers lui et il avait compris à son regard qu'il avait entendu toute leur conversation.
 
 
 

- Je dois vous parler, Zabini, avait-il simplement dit de sa voix caverneuse qui lui avait toujours donné des frissons.
 
 
 

Et voilà, maintenant, il se retrouvait là, au milieu de tous ces Gryffondors qu'il n'avait jamais pu supporter. Il était seul désormais, mais il avait connu ce sentiment bien plus souvent que les gens qui l'entouraient à cet instant. Alors il n'avait pas peur.
Le repas passa bien trop lentement à son goût mais il dut reconnaître que Molly Weasley était une excellente cuisinière et qu'il avait bien mangé. Le repas achevé, tous s'installèrent dans le salon et il en profita pour s'éclipser. Il rejoignit la chambre de fortune qu'on lui avait aménagée et se laissa tomber sur le lit qui laissa échapper un grincement sonore. Il soupira. C'est sûr, c'était autre chose que la luxurieuse maison à laquelle il était habitué. Mais il préférait vivre ici pendant 100 ans plutôt que d'y remettre les pieds une seule fois. C'est sur cette pensée qu'il ferma les yeux, songeant à la colère de ses parents quand ils remarqueraient qu'il avait disparu.
Il savait qu'ils se précipiteraient chez les Malefoy pour voir si leur fils ne le cachait pas à l'insu de ses propres parents. Il savait que Drago subirait quelques Doloris de son père pour s'assurer qu'il ne mentait pas et il s'en voulait pour ça. Mais ce qu'il savait surtout, c'est qu'il avait enfin fait le bon choix.
 
 
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Les musiques que je mets en début de chapitre, n'ont rien à voir avec le chapitre. C'est juste des musique que j'aime.

Tags : Chapitre Un.

Chapitre Deux 27/06/2011

 

 
Le lendemain, le Square Grimmaurd s'éveilla péniblement. Nombreux étaient ceux qui avaient veillé tard, plongés dans des discussions souvent tournées vers une seule et même personne : Blaise Zabini. Hermione, elle, n'y avait pas pris part, si bien qu'elle fut la première levée. Ginny dormait encore paisiblement. Elle sortit donc à pas feutrés de la chambre et fit attention à ne pas faire grincer les marches en descendant dans la cuisine. Elle se servit un grand verre de jus d'orange qu'elle avala d'une traite avant de s'asseoir. Elle sursauta en apercevant Blaise assis devant elle. Encore endormie, elle ne l'avait même pas remarqué quand elle était entrée.
 
 
 

- Bonjour, dit-il simplement.
 
 
 

Hermione sursauta. Elle s'était attendu à tout, sauf à ce qu'il soit poli avec elle.
 
 
 

- B-Bonjour, répondit-elle maladroitement.
 
 
 

Et le silence se réinstalla. Elle engloutit son petit déjeuner en silence, observant du coin de l'½il l'intrus, qui lisait la Gazette du Sorcier avec une moue inquiète. Elle se mordit la lèvre pour réfréner sa curiosité mais la question finit par lui échapper :
 
 
 

- Qu'est-ce qu'il se passe ?
 
 
 

Il leva les yeux, surpris.
 
 
 

- Qu'est-ce qu'il se passe dans la Gazette ? Tu as l'air inquiet, expliqua-t-elle.
 
 
 

Il sourit légèrement et lui tendit le journal. Elle resta bouche bée. Toute une page était consacrée à la « disparition de Blaise Zabini ».
Il y a deux jours, dans la matinée, le jeune homme, qui était censé partir à Poudlard pour sa septième année le mois prochain, a disparu. Ses parents en ont immédiatement informé les forces de l'ordre magiques qui se sont saisies de l'affaire. Pour le moment, aucune piste n'est privilégiée mais il semblerait que la fugue soit exclue. Les proches sont encore interrogés à l'heure actuelle.
Si vous êtes en possession d'informations pouvant aider la police dans ses recherches, contactez la Gazette du Sorcier ou le Ministère de la Sécurité Magique. Une forte récompense sera attribuée par la famille.
 
Hermione lui rendit le journal sans un mot et ils achevèrent leur repas dans le silence. Elle aurait voulu lui demander ce qui l'inquiétait réellement dans cette histoire, mais elle ne le fit pas. Après tout, elle ne connaissait absolument rien de lui et de toute façon, elle ne voulait pas le savoir. Quoique ce fut qui l'inquiétât, il l'avait amplement mérité !
 
 
 

- Satané serpent, maugréa-t-elle en montant les marches d'un pas vif.

Depuis la veille, elle ne cessait de penser à ce nouvel arrivant pour le moins inattendu. Elle savait que Dumbledore avait un certain pouvoir de persuasion, mais à ce niveau-là, elle en était bouche bée. Convaincre Blaise Zabini, fils de Mangemorts, ami de Malefoy, de se rallier à leur cause qui n'avait que pour but la chute de Voldemort et de toutes les idées qui étaient liées à lui, cela relevait de l'exploit. Elle ne comprenait vraiment pas ce qui avait pu le déterminer à se joindre à eux. D'ailleurs, elle restait persuadée qu'il n'était pas digne de confiance et personne ne la ferait changer d'avis.

Douchée et convenablement habillée, elle se replongea dans sa lecture, impatiente de voir finalement ses amis se lever. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres et elle avait hâte de se jeter dans les bras de sa meilleure amie. Perdue dans ses pensées, elle remarqua qu'elle lisait la même ligne pour la troisième fois et secoua la tête pour se remettre les idées en place. Fred et George arrivèrent à leur tour dans le salon et ils embrassèrent chacun une joue de la jeune femme avant de s'asseoir à côté d'elle.
 
 
 

- Alors Hermione, qu'est-ce que tu en penses du nouveau ?
 
 
 

Elle haussa les épaules et ferma son livre.
 
 
 

- Je ne sais pas trop.
- On va lui proposer d'aller voler un peu avec nous, lui annonça George d'un ton solennel, ou Fred, à cet instant, elle n'aurait su le dire.
- Et on va le bombarder de questions, renchérit l'autre avec un sourire mesquin.
- Vous me ferez un rapport en revenant, répondit Hermione en riant.
- A vos ordres, chef, s'exclamèrent-ils d'une même voix en se levant d'un bond.
 
 
 

Ils se dirigèrent vers la sortie et Hermione jura avoir entendu George murmurer à son frère : « Tu crois qu'on peut tester notre nouvelle invention sur lui ? ». Elle leva les yeux en ciel en souriant. Fort heureusement, les jumeaux Weasley, eux, ne changeraient jamais. Elle marcha lentement jusqu'à la fenêtre et s'assit sur le bord, posant son front sur le carreau froid. Le soleil lui réchauffa la peau et parvint à lui tirer un sourire. Elle aperçut un couple de Moldus se promener main dans la main, un air amoureux sur le visage. Ses yeux marrons se courbèrent en une moue attendrie. Elle les observa longtemps, jusqu'à ce qu'ils aient totalement disparu au bout de la rue. Une main sur son épaule la fit sursauter vivement et elle manqua de tomber lourdement sur le sol, rattrapée par les bras puissants de son meilleur ami.
 
 
 

- Bon sang Harry, tu m'as fait une de ces peurs !
 
 
 

Il lui adressa un sourire désolé et s'assit à son tour sur le bord de la fenêtre où elle le rejoignit.
 
 
 

- Tu as bien dormi cette nuit ? demanda-t-elle. Ta cicatrice ne t'a pas fait mal ?
 
 
 

Pour toute réponse, il haussa les épaules et lâcha un bref « Ça va. » auquel elle ne répondit pas. Il était évident qu'il n'avait pas envie de parler de ça ce matin.
 
 
 

- Tu en penses quoi, toi, de Zabini ? marmonna-t-il.
- Je n'en pense pas grand chose, répondit Hermione. Je le vois toujours comme le Serpentard de Poudlard mais puisque nous n'y retournons pas cette année, peut-être devrais-je changer ma façon de voir les choses. S'il a vraiment changé de camp, même si j'en doute, il n'est peut-être pas si mauvais.
- Mouais, grogna Harry. Mais quelqu'un qui est ami avec Malefoy ne peut être que mauvais.

Hermione tiqua. Ce nom ne manquait jamais de la faire grimacer. Harry n'avait peut-être pas tort.
Elle repensa avec amertume à leurs six années à Poudlard, six années où Malefoy s'était donné un plaisir de leur en faire voir de toutes les couleurs. Avec ces deux gorilles, Crabbe et Goyle, elle avait parfois eu l'impression qu'il rodait dans les couloirs dans le seul but de leur assener l'une de ses célèbres répliques cinglantes.
Et puis, de façon imperceptible, ils l'avaient vu se rapprocher de Zabini jusqu'à ce qu'ils deviennent inséparables. En y repensant, l'année dernière, elle ne les avait probablement jamais vu l'un sans l'autre. Et même s'ils ne parlaient jamais, Blaise Zabini avait réussi à se rapprocher de lui d'une façon qui avait laissé pantois tous ceux qui observaient dans l'ombre le Prince des Serpentards. Personne n'avait réussi à comprendre comment il était parvenu à un tel exploit. Par moments, ils avaient pu voir Drago Malefoy lui parler sans l'animosité qui striait ses traits en temps normal.
C'est ainsi qu'à Poudlard, Blaise Zabini avait à sa façon marqué les mémoires de nombreux élèves : celui qui avait su apprivoiser le dragon.
Hermione secoua la tête. Elle n'avait jamais prêté beaucoup d'attention à tout cela mais puisqu'elle avait partagé sa chambre avec Lavande Brown et Parvati Patil, il s'agissait de réflexions qu'elle avait souvent entendues d'une oreille distraite. Maintenant qu'elle y repensait, elles n'étaient pas infondées.
Mais alors, que faisait Zabini ici, loin de son seul ami, à lutter contre le camp de celui-là même ?
Elle haussa les épaules en guise d'incompréhension et acquiesça d'un signe de tête vers Harry qui l'observait en attente d'une réponse, perplexe. Il lui sourit et se tourna vers la fenêtre, observant le ciel d'un magnifique bleu céleste.
 
 
 

- As-tu parlé à Ginny récemment ?
 
 
 

Il fit non de la tête.
 
 
 

- Tu devrais lui parler Harry, soupira Hermione. Elle est tellement triste !
- Elle n'a pas l'air triste du tout ! Elle est mieux sans moi, répondit le survivant d'un ton sans appel.
- Bien sûr que non, gronda la lionne. Je sais qu'elle fait bonne figure la journée, parce qu'elle ne veut pas se montrer faible devant ses frères et encore moins devant toi, mais elle est très malheureuse sans toi ! Elle passe ses nuits à pleurer.
- Tu exagères !
- Pas du tout ! s'énerva-t-elle.
- De toute façon, c'est mieux comme ça, souffla-t-il d'une voix sans émotion, comme si son discours avait déjà été répété des dizaines de fois. Elle serait trop en danger si je restais avec elle. C'est tout.
 
 
 

Il lui lança un regard qui expliquait clairement que la discussion s'achèverait ici. Hermione soupira et recolla son front contre la vitre. Elle ne connaissait personne de plus têtu que lui.

 
 
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Voilà un deuxième chapitre qui, je l'espère, vous situe un peu plus les éléments. Ne vous attendez pas à ce que l'histoire démarre tout de suite sur les chapeaux de roues, il faudra attendre un peu pour l'arrivée de Drago et la mise en place de l'action. 
Dans le prochain chapitre, vous en saurez plus sur l'arrivée de Blaise mais les choses commenceront à bouger réellement dans celui d'après ! Les chapitres commenceront à être plus longs à partir de là. En attendant, j'espère que ça vous plaît tout de même !

Tags : Chapitre Deux.